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Rapport coût-bénéfice d'une caisse de pension : capacité de risque
Flash #52, 1 décembre 2025
Le thème de ce 52e flash anniversaire est consacré à la capacité de risque d'une caisse de pension, un sujet qui nous occupe intensivement en tant qu'entreprise depuis des décennies.
Il est préférable d'être affilié à une caisse de pension ayant une forte capacité de risque. Une telle caisse peut prendre davantage de risques d'investissement, ce qui conduit à long terme à des rendements plus élevés. Les rendements élevés des placements financiers, en tant que « troisième cotisant », se traduisent à long terme par des prestations plus élevées.
Comment mesurer la capacité de risque d'une caisse de pension ? À l'art. 50 al. 2 OPP 2, le législateur « propose » deux critères : d'une part le rapport entre « l'ensemble des actifs et des passifs » et d'autre part la « structure et l'évolution prévisible de l'effectif des assurés ».
Le rapport entre les actifs et les passifs peut être résumé de manière simplifiée par le taux de couverture de la caisse de pension. Dans le Flash 49, nous avons expliqué qu'il est avantageux d'être affilié à une caisse présentant un taux de couverture élevé. Cet argument repose toutefois principalement sur les prestations : une caisse disposant de réserves importantes et d'un taux de couverture élevé offre de bonnes perspectives de prestations plus élevées dans les années à venir (par exemple sous la forme d'un taux d'intérêt plus élevé).
Cependant, comme base pour évaluer la capacité de risque et déterminer le risque stratégique d'investissement, le taux de couverture présente des faiblesses importantes. Il s'agit d'une mesure à un moment donné qui peut varier rapidement en fonction des fluctuations boursières.
Lorsque les marchés boursiers montent, le taux de couverture augmente et avec lui la capacité de risque. Si l'on se base uniquement sur cette mesure, il faudrait augmenter la part des actions lorsque les marchés sont au plus haut. À l'inverse, lorsque les marchés chutent, il faudrait vendre les actifs risqués au plus bas.
Un tel comportement d'investissement procyclique est néfaste pour les rendements à long terme. Si la chute est sévère et que la caisse de pension se retrouve en situation de sous-couverture, elle est confrontée au dilemme dit du « gambling for resurrection ». Dans cette situation, elle aurait besoin des rendements des placements risqués pour se redresser, mais sur la base du taux de couverture elle ne dispose plus de la capacité de risque nécessaire pour conserver ces investissements. Le taux de couverture n'est donc pas un indicateur fiable de la capacité de risque.
Une alternative plus robuste pour mesurer la capacité de risque consiste à analyser la structure des assurés. Une caisse de pension jeune avec de nombreux assurés actifs et peu de retraités dispose d'un flux de trésorerie positif et son bilan augmente chaque année. Cette croissance du bilan « lisse » progressivement les situations de sous-couverture ou de surcouverture.
En revanche, une caisse avec une forte proportion de retraités voit son bilan diminuer et les déséquilibres existants s'accentuent. Notre conclusion : les caisses jeunes et en croissance peuvent supporter des risques d'investissement plus élevés que celles dominées par les retraités.
Takeaways
- Le taux de couverture n'est pas un indicateur fiable de la capacité de risque d'une caisse de pension.
- Une structure jeune et le cash-flow positif qui en résulte confèrent stabilité et capacité de risque à une caisse de pension.
Takeaways
- Le taux de couverture n'est pas un indicateur fiable de la capacité de risque d'une caisse de pension.
- Une structure jeune et le cash-flow positif qui en résulte confèrent stabilité et capacité de risque à une caisse de pension.
