3a & libre passage : solution d'assurance
Flash #59, 29 janvier 2026
Le bilan des solutions d'assurance dans le 3e pilier et dans le libre passage est — il faut malheureusement l'admettre — désastreux. Il n'est donc guère surprenant que ce segment de produits ait non seulement les autorités de protection des consommateurs, mais aussi l'autorité de surveillance des marchés financiers sur le dos. Il est tout aussi peu surprenant que — comme déjà mentionné dans le Flash 57 — les solutions d'assurance dans le pilier 3a et le libre passage perdent de plus en plus de parts de marché.
Prenons la peine d'examiner de plus près les mécanismes de base d'une police d'assurance liée à des fonds. De telles polices sont couramment proposées sur le marché comme solutions d'assurance dans le cadre du 3e pilier ou de solutions de libre passage. Le montant versé annuellement est — comme illustré dans le graphique de la semaine — divisé en trois composantes : prime d'épargne, prime de risque et prime de frais.
La prime d'épargne est investie dans un produit de placement, qui génère à son tour des coûts supplémentaires. Ces coûts — même considérés isolément — sont nettement supérieurs aux frais de gestion de fortune d'une solution en titres compétitive.
La prime de risque finance l'événement couvert par la police d'assurance — généralement le décès, l'invalidité ou le chômage. Cette prime est également calculée de telle sorte que l'assureur est certain de ne pas subir de perte sur cette partie de l'activité.
La prime de frais, en revanche, n'est simplement qu'un bloc de coûts sans contrepartie directe. La part correspondante est conservée par l'assureur.
Les valeurs exemples présentées dans le graphique de la semaine sont tirées d'une structure typique de solution d'assurance : une partie de la prime est investie en tant que composante d'épargne, une autre partie sert à la couverture des risques et une part significative est consacrée aux frais.
Une solution d'assurance 3a ou de libre passage est également en règle générale souscrite pour des durées très longues, pouvant aller jusqu'à 30 ans. Cela signifie que les assurés sont liés par les conditions contractuelles pendant toute la durée du contrat et doivent respecter leurs obligations de versement annuel. En cas de résiliation anticipée du contrat, cela entraîne dans de nombreux cas des pertes de valeur considérables.
Les polices d'assurance liées à des fonds constituent donc un exemple typique de produits financiers que les investisseurs feraient mieux d'éviter. Le regroupement de différentes composantes de produits engendre un manque de transparence — et le manque de transparence conduit fréquemment à des coûts excessifs.
Ceux qui souhaitent à la fois investir et se couvrir contre certains risques ont généralement intérêt à adopter une approche séparée : définir d'abord une stratégie de placement adaptée et comparer de manière transparente les prestataires de solutions en titres. Ensuite — si souhaité — sélectionner séparément une solution d'assurance pour des risques spécifiques et la comparer également de manière concurrentielle.
Takeaways
- Les solutions d'assurance sont opaques et (trop) coûteuses.
- Une fois de plus : n'achetez que ce que vous comprenez !
Takeaways
- Les solutions d'assurance sont opaques et (trop) coûteuses.
- Une fois de plus : n'achetez que ce que vous comprenez !
